"La puissante vulnérabilité"
Je peins comme je respire — par instinct, par urgence, par amour des couleurs, dans lesquelles je puise une énergie vitale.
Sur la toile, je dépose et j'enlève, je recouvre et je griffe. Depuis 2020 je ne peins plus que sur du papier et j’interviens dessus en le ponçant entre chaque passage de couleur. Je cherche jusqu'à ce que quelque chose de vrai apparaisse. Ce quelque chose, le mystère du temps qui passe,. C'est toujours la même tension : la force et la fragilité, ensemble, inséparables.
Mon langage est la matière et la couleur — pas pour illustrer, mais pour ressentir. Je ne raconte pas d'histoires. Je laisse des traces. Des palimpsestes de vie, où le temps qui passe devient visible, presque audible.
Ce que je cherche — et que je ne cherche pas, parce que ça vient quand je lâche prise — c'est cet endroit où la peinture devient miroir : elle renvoie au spectateur quelque chose qu'il reconnaît sans pouvoir le nommer. C’est mon langage, un murmure.
Juste le bruit des fleurs. Et tout ce que ça contient.
Aurélie Capéran was born in Isère (France). After spending 27 years in Paris, in 2018 she moved to Normandy (Orne) where she lives and works, surrounded by these two sons, Enzo and Eliot, and these two cats Bullitt and PinaB. She explores the theme of f r a g i l i t y .
"A powerful vulnerability"
I paint as I breathe—out of instinct, out of urgency, and out of a love for colors, from which I draw vital energy.On the canvas, I apply and remove, I layer over and scratch away. Since 2020, I have painted exclusively on paper, working the surface by sanding it down between applications of color. I keep searching until something true emerges. That something—the mystery of the passing of time. It is always the same tension: strength and fragility, together, inseparable.
My language is material and color—not to illustrate, but to evoke feeling. I do not tell stories. I leave traces. Palimpsests of life, where the passage of time becomes visible—almost audible.
What I seek—and yet do not seek, because it comes when I let go—is that place where the painting becomes a mirror: reflecting back to the viewer something they recognize but cannot name. It is my language—a whisper.
Just the sound of flowers. And all that it holds.
Détails peintures sur verre